"Le temps passe à la connerie", c'est la phrase qui me trotte dans la tête depuis le début de ce qui va suivre (comment elle veut rien dire ma phrase là...).
Suis-je en plein rêve ou en plein cauchemar ? Ou
encore pour être entre les deux : en pleine affabulation (hum ce qui est souvent mon cas - euh d'être entre deux situations pas d'affabuler, enfin je ne crois pas...).
J'explique la chose.
Il y a quelques mois de cela (déjà !!!), me voici à une petite soirée bien sympatoche, et là le croisage avec le mâle. Je m'attarderai sur son cas un peu plus loin, je mets le décor en place
d'abord.
Donc croisage avec le mâle disais-je, par pur hasard bien entendu... Ah oui non en fait ce n'est pas vrai, vu que j'étais un peu venu pour sa pomme. Enfin pour son boulot (hu hu, mais oui on a
dit "si on te paie pour faire quelque chose c'est un boulot", donc il était au boulot - mouhaha), travail du mâle en question que j'ai découvert (de force ? lol) par un de ces petits collègues
(et accessoirement aussi le poto de galère du mâle). Euh je parle du travail qu'il réalise lui-même, non parce que le métier je savais déjà qu'il existait, oh !
Jusque là vous suivez ? Bah sinon démerdez vous quoi !
Donc démonstration du travail (roh j'adore ma formule, oui je sais Avé Moi !), et bien entendu en petite greluche que je suis : totalement conquise. En même temps je l'étais déjà quasiment avant
de venir. Puis vient le moment où le mâle s'approche (bon en fait il l'avait déjà fait avant la démonstration pour se présenter tout seul comme un grand à la greluche sans amis et toute timide,
c'était tout choupinou d'ailleurs, fin bref), pour venir aux nouvelles et recueillir les impressions sur son travail, c'est à ce moment qu'il balance un très distrait "ç'a été ?". Et là, la
greluche (hum donc moi, pour ceux qui ne suivent pas) "ouais", puis incapable de rebondir. La totale honte, limite autiste la nana. Du coup le mâle, il a tourné les talons et la greluche ne l'a
plus revu - si ce n'est de loin (enfin pas si loin que ça si l'on prend en compte la taille de la pièce, mais bon trop loin quand même).
Oui, il faut expliquer que la greluche après une telle démonstration de boulot, elle est un peu incapable d'aligner deux mots, il lui faut un temps de recul. Sauf que là ç'a été le total
merdouillage. Sans compter, que ce soir là, bah le démonstrateur, il lui a bien plus et pas que pour le produit défendu...
Tentative de rattrapage par la suite, via le monde moderne (pfff internet quoi), petit mail avec les impressions (uniquement) sur le travail (ah bah oui on va pas abuser non plus quoi). Mais
depuis fini les contacts comme avant cette catastrophe du "ouais" destructeur, en fait plus de contacts du tout ou alors très détachés.
En bonne greluche parano, plusieurs éventualités se proposent donc à mon petit esprit :
- la première : le "ouais" très limité a fait fuir le mâle avant même qu'il ne réfléchisse à autre chose,
- la seconde : il fut déçu par la greluche dont il n'avait vu, jusqu'alors, qu'un portrait et vaguement entendu parler (par le poto cité plus haut),
- la troisième : la greluche a cru voir ce qu'il y a pas eu à savoir pas un feeling que dalle, juste une politesse par rapport au poto en commun,
- la quatrième : ... ouais non on va arrêter là, parce que sinon la greluche va faire une déprime déprimante au vu de cette liste énumérant de ses boulettes !
La grande question qui se pose à présent est : faut-il lâcher l'affaire, que s'il y avait eu moyen d'un éventuel rapprochement avec le mâle en question depuis ces mois écoulés il y aurait
peut-être eu un infime signe ? ou bien retenter (subtilement - cace-dédi ma Jess !!) la chose ?
La greluche n'ayant qu'une confiance très très très limitée en son pouvoir de séduction, elle se tâte...
Le pathétisme féminin
est tout de même impressionnant. Un rien peut nous faire tomber très bas et nous rendre ridicules au possible. Eh oui l'âme rêveuse des filles... C'est beau de rêver mais pitain que le réveil
fait mal.
Mesdemoiselles, on vous a, à toutes, sûrement raconté mille et un contes de fées quand vous étiez petites. Vous savez : la princesse qui rencontre son prince charmant, la pauvre petite fille
(pas vraiment gâtée par Mère Nature) qui devient la plus belle ou la jeune fille en détresse sauvée par un bel homme courageux… Enfin bref, toutes ces belles histoires dont on nous rabâche les
oreilles depuis notre plus tendre enfance. Et forcément, on fini toutes par y croire ! (si si même celles qui font genre, elles y croient quand même au fond).
En résumé, on croit
toutes qu'on va trouver notre Prince Charmant, on court toutes après, ce qui donne le plus souvent des célibataires (vieilles filles ?) à la trentaine, souvent au bord de la dépression qui
finissent par épouser le premier crétin qui se pointe et qui a « l'air gentil et un mec bien » et à se galérer comme elle peut avec sa marmaille !
Ah euh oui... toutes mes
confuses ! Je parle de Lenny Kravitz. Bon je ne débarque pas de la galaxie profonde non plus. Ca va oh ! Je connaissais le garçon de nom et quelques morceaux comme ça en passant, mais j'sais pas
ça ne m'avait pas plus interpellé que ça...
Malheureusement, je dois bien l'avouer, ces derniers temps, aller au cinéma, c'est carrément devenu un énorme luxe que j'ai beaucoup de mal à m'offrir. Je ne
suis pas radine (loin de là, je pense), mais 9€ (à peu près selon les salles), ça laisse quand même à réfléchir avant d'aller voir le premier film qui vous passe sous la patte. C'est d'ailleurs
bien dommage, j'aimais l'époque (et paf tu viens de te prendre 10 ans dans la vue ma bichette) où j'allais au ciné, parce que l'affiche m'avait plus, parce que le titre m'intriguait, par
curiosité ou juste parce que je ne savais pas quoi faire d'autres... J'ai eu de belles (et moins belles) surprises, vu des films que je n'aurais certainement pas été voir si j'avais eu les mêmes
critères de sélection que je peux avoir, au jour d'aujourd'hui....!



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